Résumé

Ferdinand Quesnoy Souvenirs historiques, militaires et médicaux de l'armée d'Orient (1858)

Quelle marche pénible que celle de notre pauvre division à travers ces marais desséchés d'où s'exhalait le souffle de la mort ! Quel lugubre tableau que ces fosses creusées à chaque pas, que ces figures cadavéreuses d'où s'échappait le râle de l'agonie ! Un mort n'a pas plus tôt quitté sa place sur les chariots, - que dix malades sont là qui attendent pour être transportés! Et cependant il faut avancer ; il faut au plus tôt quitter ces lieux empestés : attendre, c'est - assurer de nouvelles victimes à l'épidémie.
Source : Gallica

Ferdinand Quesnoy Souvenirs historiques, militaires et médicaux de l'armée d'Orient (1858)

La commotion est une complication rare selon nous, à moins qu'elle ne soit déterminée par une blessure à la tête. Elle peut et doit exister dans une chute sur les fesses ou sur la plante des pieds, parce que, dans ce cas, il y a un contre coup qui ébranle le cerveau; mais, dans les plaies par armes à feu, nous
l'avons rarement observée quand la blessure n'intéressait pas la tête. Souvent même il n'y avait pas d'engourdissement au-delà du pourtour de la plaie, et le blessé, jusqu'à ce que l'inflammation amenât la tension et le gonflement des parties, conservait intacte la sensibilité.
Source : Gallica

Ferdinand Quesnoy Souvenirs historiques, militaires et médicaux de l'armée d'Orient (1858)

Pour nous, la pourriture d'hôpital est développée par l'infection, suite de l'encombrement, et se continue par la persistance de la même cause. Il en résulte, ainsi que l'expérience l'a démontré, que de tous les moyens à lui opposer, le désencombrement, la dissémination des blessés, les soins de propreté dans les salles et sur les malades sont les premiers à mettre en pratique et les plus efficaces, pour ne pas dire les seuls.
Source : Gallica

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