Ferdinand Quesnoy, Souvenirs historiques, militaires et médicaux de l'armée d'Orient (1858)
“ Quelle marche pénible que celle de notre pauvre division à travers ces marais desséchés d'où s'exhalait le souffle de la mort ! Quel lugubre tableau que ces fosses creusées à chaque pas, que ces figures cadavéreuses d'où s'échappait le râle de l'agonie ! Un mort n'a pas plus tôt quitté sa place sur les chariots, - que dix malades sont là qui attendent pour être transportés! Et cependant il faut avancer ; il faut au plus tôt quitter ces lieux empestés : attendre, c'est - assurer de nouvelles victimes à l'épidémie. ”
