Charles Sédillot

Résumé

Charles Sédillot Campagne de Constantine de 1837… (1838)

L'examen de la plaie montrait une fracture de l'os frontal, avec enfoncement d'un des fragments ; des esquilles avaient été portées dans la substance cérébrale, dont quelques parcelles s'écoulaient au dehors avec le sang.
Fallait-il abandonner ce malade pour ne pas compromettre l'art, ou pouvait-on tenter la trépanation avec quelque espoir de succès? J'ai vu des hommes fort habiles et d'une grande expérience soutenir que l'expectation est alors le devoir du chirurgien, et qu'il n'a autre chose à faire qu'à laisser le malade mourir en paix
Source : Gallica

Charles Sédillot Campagne de Constantine de 1837… (1838)

Ce fut là par d'autres causes le régime ordinaire de l'ambulance; mais c'était une légère privation que nous nous imposions volontiers.
L'aspect du bivouac forme un étrange contraste avec celui de l'armée sous les armes ; la force, la splendeur, la régularité qui la distinguent alors, s'évanouissent et disparaissent, et l'on ne voit plus que la faiblesse de l'individu. Ces régiments, hérissés de baïonnettes, disposés en lignes, en carrés, ou séparés en bataillons, s'animant tous d'une même voix, obéissant à une même volonté, et portant au loin la mort, sont là étendus, disséminés sur la terre
Source : Gallica

Charles Sédillot Campagne de Constantine de 1837… (1838)

Nous n'avions reçu à l'ambulance que quatre blessés, quelques autres, très-légèrement atteints, étaient restés à leurs corps; tous avaient été pansés sur-le-champ, et la plaie de poitrine nous inspirait seule des craintes sérieuses; la balle, entrée entre les sixième et septième côtes du côté droit, était ressortie au-dessous et un peu en dedans de l'omoplate ; un emphysème considérable entourait l'entrée du projectile, et le malade qui avait craché du sang et qui en rendait encore, éprouvait une imminente suffocation.
Source : Gallica

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