Résumé

Ida de Crombrugghe Journal d'une infirmière pendant la guerre de 1870-71… (1871)

« Ma bonne sœur, lui ai-je dit, je vais en avertir le bon Dieu, il nous enverra tout cela ! » Presque aussitôt M. Crépin, un brave et digne industriel de Cambrai, est venu visiter l'ambulance qui lui doit déjà des secours de toute nature, je lui ai raconté notre détresse. Deux heures plus tard, nous recevions les vêtements et les objets nécessaires, un immense pain de sucre et une belle dame-jeanne toute pleine de rhum. La Sœur n'était pas étonnée du tout; elle dit que les choses se passent toujours ainsi, quand on a une robuste foi en Dieu.
Source : Gallica

Ida de Crombrugghe Journal d'une infirmière pendant la guerre de 1870-71… (1871)

C'est l'auberge pour les soldats blessés ou malades. Ces malheureux nous arrivent sur des chariots, dont les secousses violentes leur font prendre pour des heures les minutes qui s'écoulent depuis leur départ, du champ de bataille, ou d'une ambulance volante, jusqu'à leur arrivée à la station. Le chemin de fer est à deux pas, ils se croient délivrés de leurs tortures, ils ne songent qu'à partir. Le blessé qui a perdu peu à peu ses forces, se sent ranimé alors par l'espoir de se rapprocher de son foyer. Il extorque pour ainsi dire au chirurgien, l'autorisation de quitter l'ambulance.
Source : Gallica

Ida de Crombrugghe Journal d'une infirmière pendant la guerre de 1870-71… (1871)

C'est ici, sur le champ de bataille même qu'il faudrait écrire l'histoire; là où les uniformes, les cuirasses, les armes jetés au loin an moment suprême de la lutte, indiquent, par la position de chaque objet, le dernier mouvement de celui qui s'en est débarrassé; là, où une balle est venue frapper un homme jeune, plein de vie, la blessure est petite, elle n'a pas tué sur le coup; non, la pourriture doit envahir ce corps avant que l'âme ne consente à le quitter.
Source : Gallica

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