Henry d' Yvignac, J'avais une marraine... : petit roman de la Grande guerre… (1918)
“ Je m'étais promis de ne plus vous parler de Madeleine, mais est-ce possible ? Je sens, à la violence des sentiments qu'elle m'inspire, que je ne puis pas agir comme si elle n'avait jamais existé. Claire-Yvonne, regardez-moi avec compassion, car je suis un pauvre homme qui vient d'affronter de nouveau, dans son horreur accrue, l'effroyable guerre moderne, et cela sans même connaître le réconfort d'un souvenir doux et joli. Loin de là : j'ai la sensation que ma marraine s'est amusée de moi. ”
