Résumé

Illyrine/Texte entier

À propos, Lili, qu’est donc devenu ton portrait ! je n’ai pu le trouver ; où l’as-tu donc serré, Lili ? ce portrait m’inquiette ; est-ce que tu l’aurait emporté avec toi ? Je suis triste, fatigué, et las des honneurs que nous recevons par-tout : un baiser de l’amour vaut mieux que tout l’encens (dont peut-être on voudrait nous brûler le nez) que l’on nous prodigue.
Est tu arrivée à bon port, bonne Lili ? ton mari t’a-t-il bien reçue ? je t’apprends qu’Hérault est parti pour le Mont-Blanc : ainsi, me voila débarrassé d un rival bien dangereux, et qui te plait, Lili ; tu ne peux t’en défendre
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Almaïde s’abandonna au désespoir : son amant était muet et stupéfait ; quel embarras pour lui, la mère, l’enfant, la femme de chambre !... et pour l’achever de peindre tandis qu’il est à l’assemblée, une lettre de moi arrive. Almaïde est violente ; que de droits n’avait-elle pas sur lui ? elle ouvre ma lettre, la rage la possède, elle casse et brise tout chez lui. La douleur morne fit place au désespoir, elle a des convulsions effroyables ; le domestique, sa femme de chambre, la tiennent long-tems pour morte. Lorsqu’elle revit son perfide amant, des excès de fureur lui reprirent
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Je trouve mon amant tout épouffé de cette avanture ; il se rejetta sur son domestique, et son domestique sur lui de ce qui-proquo.
Nous rentrâmes et nous nous couchâmes ; le plaisir de me trouver avec lui eut bientôt dissipé mes allarmes. J’étais confondue ; je ne savais à quoi attribuer ce cruel incident. Dans ma lettre de la surveille je lui avais assuré que mon mari n’avait pas cessé de me bouder, et cela était vrai, et je m’étais signée sa fidèle Lili. Au bout de deux ou trois jours, des symptômes parurent chez moi ; je fus trouver un homme de l’art à qui je contai l’avanture
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