Paul Bourget,
La Terre promise
“ Elle se prit soudain à éclater en sanglots, et elle se jeta dans les bras de la comtesse en criant de désespoir à travers ses brûlantes larmes : — « Que vous êtes bonne, maman, et que je vous aime !... Mais je ne peux pas supporter plus longtemps ce chagrin... Ah ! je suis trop, trop malheureuse... » — « Quel chagrin ? » disait la mère. « Trop malheureuse ? Qu’as-tu donc ? Francis, qu’a-t-elle donc ?... » Et elle pressait, elle berçait sa fille contre son cœur. Elle lui prodiguait les mots de tendresse, jusqu’à ce qu’elle vit que cette crise de larmes et de douleur menaçait de se prolonger. ”
