Amédée Pichot,
Monsieur de l’Étincelle, tome II
“ Son imagination remontant le cours des années écoulées depuis la première catastrophe qui était aussi venue la surprendre au milieu du bonheur et de la sécurité, elle retrouvait tout-à-coup au fond de son cœur tout son deuil d’alors, tout son désespoir, comme si ce qui s’était passé depuis la mort de Maurice avait été un vain rêve, ou une de ces folies aux faux sourires qui ne prouvent que l’excès du malheur. Elle eût revêtu volontiers ses robes de veuve, car il lui semblait que ce n’était que d’hier qu’elle avait perdu à la fois son mari et l’estime du monde. ”

