Amédée Pichot,
Le Dernier roi d'Arles, épisode des grandes chroniques arlésiennes…
(1848)
“ Dragonet, rêveur ou distrait, avait chevauché paisiblement jusqu'au delà de Saint-Gabriel, n'ayant plus qu'une demi-heure de chemin pour être aux portes d'Arles, lorsque Passeroun s'arrêta tout court; et le chevalier crut reconnaître, au tressaillement de tous ses membres, l'expression d'une soudaine inquiétude, l'avis instinctif de quelque danger. Au même instant un homme, appuyé contre la roue d'un chariot attelé d'une mule, lui adressait cette exclamation complimenteuse: «Voilà, certes, un magnifique cheval ! » ”
