Résumé

Portrait de Paul Thiriat Paul Thiriat Légendes de Noël : contes historiques (1911)

Autour d'elle vivait une bande de gamins turbulents, adorés et respectueux, ses petits-fils, dont j'étais le compagnon de jeux et d'études et je me rappelle qu'un jour d'hiver, nous étions tous groupés, au coin du feu, près de l'aïeule, qui tricotait, suivant son habitude, sans lever la tête, toute à son rêve.
C'était la veille de Noël : à ces dates-là, quand on est petit, on n'est jamais très brave. L'attente du mystère apporte un frisson d'angoisse délicieuse ; il semble que le ciel est machiné pour la circonstance, que la nuit tombe autrement qu'à l'ordinaire.
Source : Gallica

Portrait de Paul Thiriat Paul Thiriat Légendes de Noël : contes historiques (1911)

Le hasard d'une cheminée à nettoyer l'avait amené là, certain soir de Noël où le comte de Morambert disposait dans l'âtre une énorme pyramide de jouets et de sucreries que devait y découvrir le lendemain matin son fils Jacques : Mathiote avait le même âge que l'enfant du comte qui, surprenant le regard, non pas d'envie, mais d'admiration, lancé à toutes ces belles choses par le petit ramoneur et, séduit par l'air intelligent et honnête du jeune ouvrier, avait causé quelques instants avec lui, lui avait
donné une pièce d'or.
Source : Gallica

Portrait de Paul Thiriat Paul Thiriat Légendes de Noël : contes historiques (1911)

Un gémissement sortit de la poitrine du prisonnier : à la lueur du foyer on vit des larmes rouler sur ses joues. Les soldats se regardaient, gênés, l'air honteux.
— J'vas le détacher un instant, sergent, insinua Pierrot que l'émotion gagnait.
Torquatus approuva d'un geste; on délia Branche d'or qui s'assit sur l'herbe, au pied de l'arbre et cacha son visage dans ses mains hâlées.
— Dam ! remarqua le sergent, c'est un vilain Noël qu'ils auront là, sa femme et ses marmots, s'ils apprennent. Ah! misère ! Quelle sale corvée que la guerre.
Source : Gallica

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