Henrik Ibsen,
Une maison de poupée
“ Nora, le regardant dans les yeux. Moi ! Helmer, la menaçant du doigt. Oui, toi. Regarde-moi bien dans les yeux... La gourmande n’a-t-elle pas fait quelque escapade en ville aujourd’hui. Nora. Non, pourquoi dis-tu cela ? Helmer. Vrai, tu n’as pas fourré ton nez de gourmande à la confiserie. Nora. Non, je t’assure, Torvald. Helmer. Tu n’as même pas mouillé tes lèvres dans un pot de confitures ? Nora. Non, absolument pas. Helmer. Tu n’as pas grignoté une ou deux pralines ? Nora. Non, non, Torvald, je te dis que non. Helmer. Bien ! bien, c’est pure plaisanterie. ”
