Marius Grout, Passage de l’homme
“ « Voilà, Geneviève ! » et il essaya de sourire, mais je revins à ma question : « Dieu est-il mort ? » Il me semblait que l’Homme, là-dessus, avait encore des choses à dire. « Geneviève, dit-il, je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est qu’il faut vivre, c’est qu’il nous faut brûler nos dieux, tous les faux dieux, ceux qui nous ont été enseignés, ceux qui sont venus de nos rêves, du regard de nous-mêmes sur nous, de nos complaisances et de nos peurs. Il m’a fallu m’en aller vers les Iles pour savoir qu’il n’y a pas d’Iles ». ”
