Charles Ferdinand Ramuz,
Une main
“ L’occasion toute trouvée nous laisse indifférents, alors qu’en d’autres temps nous prenions tant de peine à essayer de la faire naître. Des livres, des loisirs, choses si souvent désirées, et c’est comme s’ils n’étaient pas là, car il y manque le désir. Ce n’est ni le pain, ni le vin qui comptent : ce qui compte c’est le goût qu’on a pour le pain et pour le vin. Ce qui compte c’est ce dont on est privé, et c’est l’intensité du potentiel qui vous y porte. Ce qui compte, c’est non ce qu’on a, mais ce qu’on invente et ce qu’on s’invente. ”
