Adélard Lambert

Résumé

Adélard Lambert Rencontres et entretiens

Le soir de cet heureux jour arrivé je n’eus rien de plus pressé que d’aller demander au père Jean de bien vouloir servir de parrain à l’enfant. Quoique parmi nous ce soit un honneur d’être demandé pour être parrain, le père Jean refusa, à ma grande surprise.
J’insistai tellement, toutefois, qu’à la fin, il ne put refuser plus longtemps, mais il me dit :
« J’accepte... mais ton enfant ne vivra pas au-delà de deux ans... car je suis un parrain de malheur. Tous mes filleuls sont morts. Je t’avertis donc ; pas de reproches de toi, plus tard. »
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Adélard Lambert Rencontres et entretiens

Rien : pas plus de feu que sur la main. C’était un rêve ! mon oncle, qui s’était couché l’estomac chargé par de trop copieux repas avait eu le « pesant » ; il s’était mis à rêver que le feu était à la maison. Sous l’effet d’une oppression intense, il s’était levé en criant : au feu ! au feu ! Pour un « fouto » feu follet, c’en était un celui-là, sûr.
Le lendemain, brisé par l’émotion de la nuit et par les copieuses libations en joyeuse compagnie, je résolus de m’éloigner et d’aller voir une tante qui demeurait dans la deuxième paroisse de ce dernier endroit.
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Adélard Lambert Rencontres et entretiens

Sacreyer ! oui, monsieur, j’avais la plus belle terre de la paroisse, sur laquelle poussaient le blé et l’avoine, à pleine clôture. Malheureusement elle était trop près du village. Aussi, les gens venaient-ils presqu’à la queue-leu-leu à la maison pour emprunter, qui une bêche, qui un râteau, qui une fourche, la voiture, le cheval et même jusqu’à ma femme Mérance, qu’ils venaient chercher à tout bout de champ pour soigner leurs bobos. Comme si les femmes d’habitants n’ont pas assez de leur besogne, de leur famille à élever sans aller soigner les malades du village.
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