Adélard Lambert, Rencontres et entretiens
“ Le soir de cet heureux jour arrivé je n’eus rien de plus pressé que d’aller demander au père Jean de bien vouloir servir de parrain à l’enfant. Quoique parmi nous ce soit un honneur d’être demandé pour être parrain, le père Jean refusa, à ma grande surprise. J’insistai tellement, toutefois, qu’à la fin, il ne put refuser plus longtemps, mais il me dit : « J’accepte... mais ton enfant ne vivra pas au-delà de deux ans... car je suis un parrain de malheur. Tous mes filleuls sont morts. Je t’avertis donc ; pas de reproches de toi, plus tard. » ”
