Résumé

Portrait de Francis Yard Francis Yard Mon village (récits et souvenirs… (1964)

Une année, je me souviens, notre homme avait voulu monter les marches du cimetière pour rentrer chez lui. Malheur! il avait trébuché, parbleu ! Quelle omelette sans beurre !
Le jour de Pâques, des fragments de pain-à-chanter, des coquilles écrasées, des jaunes d'œufs engluaient encore les degrés du vieil escalier. Cela faisait rire tout le monde. On demandait au sacristain : dis donc, Désiré, elle était-y bonne ton omelette? l'as-tu faite aux fines herbes ou au lard?... Et le père Martine, en bourrant sa pipe, répondait de sa voix grave et ironique à la fois :
— Non, une omelette au cochon.
Source : Gallica

Portrait de Francis Yard Francis Yard Mon village (récits et souvenirs… (1964)

LA CLE DE SAINT-JEAN
Le 23 juin au soir, veille de Saint-Jean.
La vieille horloge venait de sonner neuf heures.
La nuit de Noël est la plus longue de l'année. Celle de Saint-Jean, la plus courte. On dirait que le jour ne faillit pas tout à fait, tant l'atmosphère de l'été venant demeure lumineuse.
C'est la nuit où les sorciers vont cueillir les plantes et les fleurs pour les incantations de la magie.
Le ciel est plus doux, plus grand, fleuri d'étoiles...
Mon grand-père fumait encore sa pipe au seuil du jardinet, quand soudain, trois coups frappés au dehors troublèrent le silence...
Source : Gallica

Portrait de Francis Yard Francis Yard Mon village (récits et souvenirs… (1964)

Le tout était surmonté d'un rameau de houx aux baies rouges fleuri de petits cierges. Je ne parle pas des guirlandes de feuillage et des chapelets de perles qui l'entouraient de haut en bas : la nef entière, je l'ai dit, était décorée de ces mêmes guirlandes.
Ainsi chacun pouvait le voir en entrant dans l'église; et tous l' admiraient, car il était le symbole de la fête. C'était le pain bénit de Noël, celui des garçons, le plus beau, le dernier de l'année.
LA MESSE DE MINUIT
A l'heure de la bénédiction, l'église tout entière s'illuminait de cierges. Les chantres soudain, faisaient silence.
Source : Gallica

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