Adélard Lambert, Rencontres et entretiens
“ Sacreyer ! oui, monsieur, j’avais la plus belle terre de la paroisse, sur laquelle poussaient le blé et l’avoine, à pleine clôture. Malheureusement elle était trop près du village. Aussi, les gens venaient-ils presqu’à la queue-leu-leu à la maison pour emprunter, qui une bêche, qui un râteau, qui une fourche, la voiture, le cheval et même jusqu’à ma femme Mérance, qu’ils venaient chercher à tout bout de champ pour soigner leurs bobos. Comme si les femmes d’habitants n’ont pas assez de leur besogne, de leur famille à élever sans aller soigner les malades du village. ”
