Henrik Ibsen,
Une maison de poupée
“ N’a-t-il pas pu être poussé par la misère ? Helmer. Oui, on agit bien des fois par légèreté. Je ne suis pas assez cruel pour condamner sans pitié un homme pour un seul acte de ce genre. Nora. Non, n’est-ce pas, Torvald ? Helmer. Plus d’un peut se relever moralement, à la condition de confesser sa faute et de subir sa peine. Nora. Sa peine ? Helmer. Mais Krogstad n’a pas suivi cette voie. Il a voulu sortir d’affaires par l’intrigue et les artifices. C’est là ce qui l’a perdu moralement. Nora. Crois-tu que... ? Helmer. Penses-y. ”
