Walter Berteval

Résumé

Walter Berteval Le théâtre d'Ibsen (1912)

« Tu as été dans ma vie un épisode béni, » a dit un jour Rubek. Mais Irène n'a entendu que le mot « épisode; » elle se prend à haïr un art qui, image de la vie, compte plus que la vie et l'amour; et, du même coup, maudissant l'artiste, elle aime mieux le tuer que de lui appartenir, puis le quitte, cruellement et pour des années, dans la colère de n'avoir pas été à lui!
Et quand Rubek reste seul, incertain de l'avenir, il se trouve que cette femme a deviné sa destinée avant lui. Il ne réalisera ni le bonheur, ni son œuvre d'artiste. Le monde le célèbrera peut-être
Source : Gallica

Walter Berteval Le théâtre d'Ibsen (1912)

Mais son caractère éclate surtout dans ses rapports avec le sculpteur Lyngstrand. Celui-ci est un être doux et timide qui vit retiré en lui-même, et se complaît à rêver l'impossible sans trop y croire. Ce n'est pas un passionné comme Ellida ou Hilde, c'est un songeur, un amant des mirages, qui se trompe volontairement. Atteint de la poitrine, il est condamné à une prompte mort. Et pourtant il parle d'être artiste, d'étonner le monde et de conquérir la gloire. Un jour, il a fait le rêve d'amour, rêve impossible aussi,
puisque c'est à Bolette qu'il s'adressait.
Source : Gallica

Walter Berteval Le théâtre d'Ibsen (1912)

Ne croyons pas que le dramaturge ignore ce que son héros a d'outré. Falk ne représente pas Ibsen. Celui-ci, il est vrai, a trouvé en soi les éléments de son héros, mais Falk n'est pas tout Ibsen. Il y a deux hommes dans le poète qui écrit; l'un vit avec son personnage, pense et sent à travers lui; l'autre le juge. Le poète, dit Musset, porte en lui le principe de tout; c'est ainsi qu'Ibsen a trouvé en soi les éléments de son Falk. Mais il y a aussi dans l'écrivain un homme qui regarde, admire ou s'épouvante. C'est ce dernier qui est grand, et c'est lui qui vivifie l'autre.
Source : Gallica

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