Brand

Définition et enjeux

Walter Berteval,  Le théâtre d'Ibsen (1912)

“ Brand, acte V. Traduction du comte Prozor.
les autres fonctionnaires, l'armée des fonctionnaires enrôle le peuple, et toute la masse s'en retourne, à la suite des personnages officiels, vers la terre absorbante et les routines du passé.
Plus seul qu'avant, bafoué, lapidé, reste Brand. Alors commence l'admirable développement de la fi n.
Sur la montagne solitaire, dans une sorte de vision, Brand retrace à grands traits l'histoire du monde. Il voit les hommes de tout temps asservis, soit à d'autres hommes, soit à leurs passions. La soif de l'or surtout a fait des ravages.
”
Source : Gallica

P. G. La Chesnais,  Brand d'Ibsen : étude et analyse (1933)

“ Trois scènes demeurent dans le drame, où des paysans ne sont pas des voix dans la foule : celle où un groupe vient trouver Brand pour le prier de rester dans la commune, et où un seul prend la parole ; celle où deux émissaires viennent lui annoncer les sacrifices insuffisants auxquels consent sa mère ; et celle où un homme l'avertit : « Prêtre tu as un ennemi ! » Dans la première de ces scènes, le porte-paroles du groupe se présente comme le chef du parti de Brand, mais il disparaît ensuite dans la masse des ouailles. Les paysans sont anonymes. ”
Source : Gallica

P. G. La Chesnais,  Brand d'Ibsen : étude et analyse (1933)

“ C'est une forme répugnante de vie religieuse toute différente des conceptions du doyen, et il y a progression dans la charge, du bailli au doyen, puis du doyen à Ejnar, comme il y a progression dans l'impatience et la colère de Brand. On ne peut savoir si cette transformation d'Ejnar était prévue dans le plan primitif, mais on est tenté de croire qu'elle ne l'était pas ; quand on voit combien, au premier acte, l'enthousiasme d'artiste
du peintre, tel qu'il s'affirme dans le « Brand épique », est réduit à une simple exubérance de jeunesse.
”
Source : Gallica

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