Léonard Rosenthal

Résumé

Léonard Rosenthal Faisons fortune (1924)

Mais si j'admets et si je comprends le trust et la grande entreprise dont l'existence et le succès s'expliquent par l'unité de pensée de la direction, je ne comprends cependant pas du tout le monopole d'État, qui a cependant l'apparence du trust idéal, puisqu'il constitue, dans la main d'un seul, la concentration des moyens de production et l'exclusivité des possibilités de vente. Mais le seul maître ici c'est l'État : là est le malheur. L'État, ce n'est qu'une personne indéfinie à qui tout sentiment de direction fait défaut, à qui manque l'aiguillon de la recherche du succès.
Source : Gallica

Léonard Rosenthal Faisons fortune (1924)

De tous on peut dire qu'ils se souvinrent dans la prospérité du temps où ils eurent tant de peine à gagner leurs premiers sous, qu'ils gardèrent de leur enfance pénible un grand fond d'amour et de compassion pour les petits, les humbles, les maltraités de l'existence, et que nul sur terre, ne fut plus généreux qu'eux. Peut-on faire d'eux plus bel éloge. Passer par les plus rudes épreuves, puis connaître la griserie de l'incalculable fortune et cependant garder la tendresse du coeur, n'est-ce point la marque même de la plus réelle supériorité ?
Source : Gallica

Léonard Rosenthal Faisons fortune (1924)

Ne dit-on pas par exemple la fortune politique de tel ou tel homme d'État alors qu'il est notoire qu'ils n'ont pas amassé de capitaux dans la politique. La notoriété d'un Anatole France, en littérature, d'un Bartholomé, en sculpture, d'un Bernstein au théâtre, d'un Metchnikoff en science, d'un Renoir, en peinture, constituent autant de fortunes, sans que la question d'argent intervienne en l'affaire.
Il est constant qu'un Français sera souvent tenté par une situation libérale qui lui vaudra la considération plutôt que par une situation moins brillante mais plus profitable.
Source : Gallica

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