Paul Acker

Paul Acker

Résumé

Portrait de Paul Acker Paul Acker Le Beau jardin

Ce n’est pas seulement la beauté de la nature, mais c’est aussi le charme plus réservé de la ville qu’un jeune Français d’aujourd’hui, s’il a des yeux et de l’âme, éprouvera, mais avec une émotion plus intime, et cette émotion lui sera d’autant plus chère qu’elle l’aura plus vivement surpris. Entre ses deux grandes voisines, Strasbourg et Mulhouse, si importantes dans l’Alsace et à des titres si différents, Colmar, en effet, ressemble à une cadette de famille dont nul ne parle, qui est sacrifiée et qui se résigne.
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Portrait de Paul Acker Paul Acker Le Beau jardin

Il y a une guerre sainte, celle qui défend la patrie, et ne permet pas qu’on l’amoindrisse. Les guerres de conquête, menées par l’Empire français, n’ont eu pour résultat d’abord que de si bien épuiser la France qu’elle n’eut plus assez de forces pour résister au conquis devenu conquérant, et ensuite de la diminuer. Quoi qu’on dise, l’Empire, en France, c’est trois invasions, et l’Alsace-Lorraine allemande. Comment Erckmann-Chatrian n’auraient-ils pas détesté la guerre de conquête et l’Empire !
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Portrait de Paul Acker Paul Acker Le Beau jardin

En face de l’Allemand, l’Alsacien représente la foi dans l’égalité, la haine de l’arbitraire, la conscience de la dignité individuelle. Si l’armée française a été si populaire en Alsace, et si l’Alsace a été pour la France une magnifique pépinière de magnifiques soldats, c’est que l’organisation démocratique de cette armée, le traitement humain du soldat, la possibilité pour chacun d’atteindre les plus hauts grades — au contraire de ce qui se passe dans l’armée allemande — répondaient aux sentiments les plus profonds de l’Alsacien.
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