Jules Claretie

Jules Claretie

Résumé

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Erckmann-Chatrian

Je ne l’ai vu qu’une fois, mais je revois encore le bon gros Erckmann, assis sous les arbres, à l’ombre d’un cerisier que j’ai retrouvé au Théâtre-Français dans l’Ami Fritz : Erckmann, l’œil fin et le visage calme, fumant sa pipe de porcelaine et jetant, entre deux bouffées de tabac, quelque théorie bien philosophique. Il est comme la rêverie d’une association dont Chatrian semble, encore une fois, l’action vivante. Erckmann s’en fût volontiers tenu aux contes fantastiques des débuts.
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Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Erckmann-Chatrian

Ce n’est pas Joseph, c’est la bataille qui nous importe. Napoléon lui-même n’est ici qu’un personnage de second plan, pour ainsi dire ; qu’il soit battu, renversé, blessé à mort dans son orgueil et sa folie, qu’importe ! Il n’est qu’un comparse : l’acteur principal, c’est la Patrie. Je comprends bien le point de vue de MM. Erckmann-Chatrian, et je l’approuve : faire détester la guerre, encore un coup, montrer quelle réalité sinistre se cache sous sa poésie, poésie si puissante qu’un jour elle tenta et grisa Proudhon.
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Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Erckmann-Chatrian

Chatrian conduisit Erckmann à la gare, et chacun se prit à songer à une œuvre nouvelle pour oublier celle qu’on venait de jeter aux flammes, au vent et à l’oubli.
Cela n’a l’air de rien, un trait pareil, et cela pourtant a son héroïsme. Ceux-là seuls qui connaissent le prix d’un travail semblable peuvent se rendre compte de la valeur du sacrifice.
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