Pierre de Quirielle, L’Alsace en 1814 et en 1914
“ Et qui de nous n’envierait la chance du troupier français ? « La magnifique Alsace, toujours pareille et toujours diverse, » dit, après Gœthe, M. Maurice Barrès qui ne s’offensera pas qu’on le nomme à la suite de ce troupier. Il est celui qui, chez nous, a le mieux parlé de l’Alsace, qui nous a appris à la voir, qui lui a presque appris à se voir elle-même dans la situation que le sort lui avait faite. « Demeurez, a-t-il dit aux Alsaciens, comme un caillou de France sous la botte de l’envahisseur ; subissez l’inévitable, et maintenez ce qui ne meurt pas. » L’Alsace a subi ; elle a maintenu. ”
