Pierre de Quirielle

Élements biographiques

Pierre de Quirielle,  L’Alsace en 1814 et en 1914

“ Et qui de nous n’envierait la chance du troupier français ?
« La magnifique Alsace, toujours pareille et toujours diverse, » dit, après Gœthe, M. Maurice Barrès qui ne s’offensera pas qu’on le nomme à la suite de ce troupier. Il est celui qui, chez nous, a le mieux parlé de l’Alsace, qui nous a appris à la voir, qui lui a presque appris à se voir elle-même dans la situation que le sort lui avait faite. « Demeurez, a-t-il dit aux Alsaciens, comme un caillou de France sous la botte de l’envahisseur ; subissez l’inévitable, et maintenez ce qui ne meurt pas. » L’Alsace a subi ; elle a maintenu.
”
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Pierre de Quirielle,  L’Alsace en 1814 et en 1914

“ Pour sa défense contre les gens de l’autre côté du Rhin, la France avait fait mieux que de prendre l’Alsace et d’y élever les forteresses de son Vauban. Elle a voulu être aimée ; elle a pris les âmes. Il y a les territoires, et il y a les âmes. Ceux qui ont pris l’Alsace depuis n’admettent pas qu’il y ait les âmes. Répondant, en 1870, à l’historien Mommsen, qui avait affirmé un droit de propriété de l’Allemagne sur l’Alsace, l’historien Fustel de Coulanges, qui avait professé à Strasbourg, lui disait : « Strasbourg n’est pas à nous, Strasbourg est avec nous. » ”
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Pierre de Quirielle,  L’Alsace en 1814 et en 1914

“ C’est à cause de l’Alsace que ces millions d’hommes se battent. C’est parce qu’il y a quarante-quatre ans, l’Allemagne a pris l’Alsace, où elle voyait une terre allemande à revendiquer, des frères allemands à faire rentrer, de leur gré ou contre leur gré, dans le giron de la grande Germanie reconstituée, où Bismarck voyait le « glacis d’empire » contre une France abattue et mutilée, c’est pour cela que le monde plie sous le poids d’une « paix armée » dont les charges écrasantes augmentent sans cesse. ”
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