Joseph von Eichendorff,
Épisode de la vie d'un fainéant…
“ « Que nous chantes-tu là ? Eh ! eh ! » Je remarquai alors que c'était un drôle trapu, robuste, avec des jambes torses; ses grands yeux me parurent hagards : son nez rouge, un peu de travers ; et comme sans dire autre chose que son éternel « Eh ! eh ! » il se rapprochait de moi de plus en plus, je fus saisi tout à coup d'une si effroyable peur que je me rejetai vivement en arrière, sautai par-dessus la clôture et pris ma course à travers champs sans regarder derrière moi et avec tant de rapidité que mon violon résonnait dans ma poche. ”
