George Sand,
Oeuvres de George Sand. 10
“ La sérénade est donc le prologue nécessaire de toute déclaration d’amour. La mélodie attendrit le cœur et amollit les sens plongés dans un demi-sommeil. Elle plonge l’âme dans de vagues rêveries, et dispose à la pitié, cette première défaite de l’orgueil qui se laisse implorer. Elle a aussi le don de faire passer devant les yeux assoupis des images charmantes ; et je tiens d’une femme que je ne veux pas nommer, que l’amant inconnu qui donne la sérénade apparaît toujours, tant que la musique dure, le plus aimable et le plus charmant des hommes. ”
