Emmanuel Domenech,
Les confessions d'un curé de campagne
(1883)
“ Quand une bête fait concurrence à Dieu, dans le cœur d'un paysan, c'est ordinairement la bête qui l'emporte. De nos jours, le curé ne peut plus remédier à ce mal, il ne peut que le paralyser plus ou moins, d'abord parce qu'il est seul à lutter contre tout et contre tous ; ensuite, parce qu'il n'a d'autre ressource que son cœur et sa parole ; enfin, parce qu'il n'a plus affaire à des hommes, mais à des bornes. Tout son cœur et toute son éloquence viennent se briser contre ces pauvres créatures pétrifiées par l'intérêt, l'ignorance et le respect humain. ”
