Résumé

C. G. T. Déclarations d'honneur, de tendresse et de mariage… (1798)

O Victoire ! tu vas très-vite en t'éloignant, et très-lentement au retour. Tandis que tu vis au milieu des amusemens et des fêtes, qui ne manquent pas à une belle voyageuse, ton amant, absorbé dans la passion que tu sus inspirer, nourrir et partager, ton amant dont le seul crime est de t' aimer toujours de même, parce qu'il est constant et que lu deviens légère, ton amant-époux ne donne aux occupations les plus fatigantes et les plus sérieuses d'autre distraction que celle de gémir et de se prosterner devant ton portrait, tes cheveux, tes lettres qu'il couvre de baisers et de larmes.
Source : Gallica

C. G. T. Déclarations d'honneur, de tendresse et de mariage… (1798)

Je ne l'accuse point, je ne l'a contrarie pas; je reçois ses injustices, ses calomnies, ses outrages, avec un respect égal à mon désespoir, avec une tendresse égale à ma douleur. Son ame que j'ai connue noble et sensible est ma ressource et mon espérance. J'implore sa justice, sa clémence, sa pudeur, sa générosité. J'implore le souvenir des sermens et des offres qu'elle m'a si tendrement, si long-temps, si souvent prodigués.
Source : Gallica

C. G. T. Déclarations d'honneur, de tendresse et de mariage… (1798)

L'excellence de notre ménage fera pardonner le scandale de notre brouillerie à tous ceux dont le suffrage et le commerce méritent d'être recherchés. Nous jouirons des triomphes du véritable honneur, du légitime amour et du respectable hymen sur la susceptibilité chagrine , l'opiniâtreté puérile et la pitoyable vanité. Oui, ma Victoire , je te le dis sans ironie, sans pédantisme et sans caffarderie, oui, nous pourrons faire ensemble notre consolation pour ce monde et notre félicité pour l'autre.
Source : Gallica

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