Résumé

Le procès des quatre ministres (1830)

Si donc vous voulez porter un jugement sur les moeurs et le caractère du peuple de la capitale, que n'en jugez-vous par là? c'est le plus sûr moyen de les voir au naturel, et de les prendre sur le fait.
Toujours est-il qu'après des preuves semblables de modération et de loyauté, il est bien difficile d'imaginer que les Parisiens se soient dépouillés tout à coup des nobles attributs de la civilisation, pour prendre des moeurs dures et farouches, et pour se montrer si barbares à froid, après l'avoir été si peu au plus fort de l'irritation et de la colère.
Source : Gallica

Le procès des quatre ministres (1830)

Mais ils tiennent bien davantage encore à ce qu'on rende justice à leurs moeurs de peuple civilisé ; à ce qu'on ne leur prête pas des haines et des sentimens de sauvages ; à ce qu'on ne cherche point à imprimer sur leur caractère une tache de dureté odieuse dont ils ne veulent avoir à rougir ni devant les étrangers, ni à leurs propres yeux.
Mais, cela étant, d'où vient donc cette espèce de bourdonnement de l'opinion qui nous attribue une si grande irritation d'esprit et de coeur, et une soif de vengeance que nous ne ressentons point ?
Source : Gallica

Le procès des quatre ministres (1830)

Pour ma part, je me fie tellement à la raison publique, quand elle est reposée, que, si ma tête se trouvoit placée, par une condamnation capitale, entre un sursis pareil et l'abolition de la peine de mort, je me croirois aussi sûr de mon salut d'une manière que de l'autre. C'est dire assez combien d'exemples m'ont convaincu que la justice politique est fille des orages, et que ses jugemens disparaissent avec eux.
Source : Gallica

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