Résumé

De la défense et de la prise de Paris… (1815)

Les grands personnages, qui croient: avoir fait seuls la révolution, veulent-ils la maintenir ? Qu'ils respectent le peuple et qu'ils l'appellent à leur secours ; car, sans lui, ils rentreront bientôt dans le néant. Tant que la noblesse féodale a été couverte de fer elle n'a pas eu besoin du peuple pour la défendre ; mais aujourd'hui que les hommes de lettres et les financiers ne savent manier qu'une plume ou de l'argent, il ne faut point qu'ils méprisent le peuple, qui est obligé de manier le fer pour eux.
Source : Gallica

De la défense et de la prise de Paris… (1815)

Les phrases ont beaucoup d'empire à Paris, où le besoin de parler fait qu'on s'occupe plus des mots que des choses. Dans les provinces, le bon sens et l'habitude de la réflexion conduisent à voir ce qui est, et à rejeter avec mépris ce qui n'est pas. Il n'a pas fallu beaucoup de raisonnemens pour faire accroire à plusieurs bourgeois de Paris que la présence des ennemis dans la capitale était un grand bienfait pour la France ; mais il faudrait bien des raisonnemens de cette nature pour faire désirer l'ennemi dans les provinces.
Source : Gallica

De la défense et de la prise de Paris… (1815)

Combien d'honnêtes bourgeois de la rue Saint-Denis et de la rue Saint-Honoré appellent sans façon les ouvriers de la canaille, et ignorent qu'ils reçoivent eux-mêmes ce titre rue de Condé et rue de Bourbon !
Les banquiers de la chaussée d'Antin, les gros commerçans, les notaires et les avoués -de Paris ne daignent pas considérer comme existant tout homme qui n'a pas au moins dix mille livres de rente; mais que sont-ils eux-mêmes au faubourg Saint-Germain, où l'argent ne suffit pas pour être un homme comme il faut, s'il n'est accompagné de parchemins?
Source : Gallica

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