Résumé

Conseils au peuple , par un inconnu (1849)

Il est mort, le jeune laboureur, mort pour la société.
Vous ! jeune ouvrier, l'armée vous avait enlevé à votre atelier ; mais de grand coeur vous aviez renoncé à la liberté : il s'agissait de vous dévouer à la patrie. Qui vous aurait dit que des ouvriers, vos frères, rougiraient la terre de votre sang. — Hélas ! c'en est fait de vos projets de retour. Non, votre famille n'entendra plus votre voix aimée; et l'atelier ne retentira plus de vos chants joyeux. Il est mort, le jeune ouvrier, mort pour la société.
Source : Gallica

Conseils au peuple , par un inconnu (1849)

Les esprits les plus fermes et les plus clairvoyants tremblent sur l'avenir; et quelquefois, pourquoi ne le dirions-nous pas? nous craignons même que la France, qui descend chaque jour, ne finisse par être effacée du rang des grandes nations.
Des divisions profondes, des haines implacables éclatent parmi nous, les convictions s'affaiblissent; le droit est méconnu ; la désorganisation, est partout; l'armée même, ce dernier rempart de la société est le but de tous les efforts des démagogues, qui ne reculent devant aucun moyen pour jeter le désordre au milieu d'elle.
Source : Gallica

Conseils au peuple , par un inconnu (1849)

Ainsi, veuillez nous dire plutôt où sont vos oeuvres. — Quels établissements avez-vous fondés en faveur du peuple? —Où sont les crèches, les salles d'asile, les ouvroirs qui vivent de vos dons et de votre appui? — Allez-vous souvent, non dans les clubs et dans les banquets, cela est facile et cela fait du bruit; mais dans ces maisons obscures, tristes, délabrées où habitent les malheureux? — Allez-vous souvent sécher les larmes de ces pauvres abandonnés, prenez-vous leurs jeunes enfants sur vos genoux pour les caresser et leur dire quelques bonnes paroles?
Source : Gallica

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