Résumé

Le solitaire agenais à tous les vrais amis du peuple (1848)

On dirait que nous n'avons plus les mêmes intérêts généraux qui unissent entre eux tous les membres d'une grande nation : les immenses bienfaits dont la révolution a doté la société, enrichi les masses, ces bienfaits incalculables disparaissent en présence de quelques faits isolés, de quelques souffrances individuelles. On voudrait revenir au passé , en immolant sur l'autel des préjugés les droits inviolables de l'homme, et en refoulant dans le néant cette liberté, seul prix de la victoire du peuple, et sans laquelle il ne peut y avoir ni religion ni patrie.
Source : Gallica

Le solitaire agenais à tous les vrais amis du peuple (1848)

Alors les âmes d'élite s'élèvent par le danger, et la force de tous croit par les obstacles qu'elle rencontre. Les hommes, dans ces dures épreuves où se trouve la société, sentent le besoin de s'unir pour briser le pouvoir qui les opprime. L'instinct d'un intérêt commun les pousse vers un seul et unique but, leur délivrance. C'est alors l'époque des sublimes dévouements ; de ces actes de vertu héroïques qui élèvent aussi haut qu'elle peut atteindre la gloire d'un peuple devenu libre.
Source : Gallica

Le solitaire agenais à tous les vrais amis du peuple (1848)

N'attendez pas de cet écrivain qu'il sacrifie ses sympathies, ses préjugés à la vérité. Non , il n'aura pas assez de liberté d'esprit pour faire la part des nécessités d'un grand peuple, des maux qu'il endurait avec patience, de la justice légale qu'il réclamait, et qu'on lui refusait toujours ; n'attendez pas qu'il parle avec énergie des droits méconnus du peuple, de ses fers qu'on rivait chaque jour davantage ; il ne verra, cet écrivain, qu'un petit point de cette immense scène où se sont passées de si grandes choses ; il ne s'intéressera qu'au sort passager de quelques vaincus
Source : Gallica

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