Résumé

Le peuple et ses représentants par un homme du peuple (1876)

En outre, la force et la grandeur réelles de la nation ne reposent-elles pas sur ces vingt et un millions de populations rurales qui cultivent ses plaines, exploitent ses forêts, fouillent ses mines, creusent ses canaux, sillonnent ses fleuves et glorifient son drapeau par toute la terre?
Et, bien que la civilisation qui rayonne des palais, des musées, des académies, jette un merveilleux lustre sur l'existence d'un peuple, c'est, après tout, du sein des campagnes que jaillissent les sources premières et permanentes de sa prospérité.
Source : Gallica

Le peuple et ses représentants par un homme du peuple (1876)

L'AMI. Je rends hommage â la sincérité de vos sentiments, et j'aime à reconnaître la même droiture dans un grand nombre de républicains. Oui, vous aimiez le peuple; mais votre amour ressemblait à celui que l'antiquité représente avec un bandeau sur les yeux ; vous aimiez en aveugles, sans avoir étudié la vie intime du peuple; sans connaître ses pensées, ses inclinations, ses moeurs, sa loi, ses traditions; sans discerner ce qui l'élève et ce qui l'abaisse, ce qui le calme et ce qui l'irrite, ce qui convient ou répugne à ses nobles instincts ou à ses mauvaises passions.
Source : Gallica

Le peuple et ses représentants par un homme du peuple (1876)

Maintenant, mon ami, je vous le demande, n'est-ce pas lutter contre la nature elle-même, que de vouloir transformer en républicain un homme qui ne connaît pas la république, ou qui la connaît défavorablement, et qui, toute sa vie, comme sujet et comme roi, n'a fait heureusement son chemin et ses affaires que sous la monarchie et par la monarchie?
J'avais donc raison de vous dire que les honnêtes utopistes qui ont imaginé d'imposer à la France les institutions républicaines, n'ont jamais étudié les idées du peuple, ni compris ses besoins
Source : Gallica

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