Résumé

Clément Grandcour Des Causes de la situation actuelle de la France… (1850)

Vous voulez bien qu'il conspire, qu'il se révolte; au besoin même vous l'y exciterez, mais seulement contre un ordre de choses qui ne satisfera pas votre ambition personnelle ; en un mot, vous voulez bien que l'homme du peuple pense, mais vous voulez qu'il pense comme vous pensez; vous voulez bien qu'il aime, mais qu'il aime ce que vous aimez. Aveugles ! vous ne remarquez pas que si votre raison et votre volonté vous appartiennent, la raison et la volonté des autres sont leur propriété à eux, propriété sur laquelle vous n'avez aucun haut domaine
Source : Gallica

Clément Grandcour Des Causes de la situation actuelle de la France… (1850)

Admettons cependant que le peuple ait plus de bonheur matériel qu'il n'en avait, dans les siècles passés. Pour être heureux, il ne suffit pas de savoir jouir des biens qu'on possède , il faut encore ne pas désirer ceux qu'on n'a pas et qu'on ne peut pas avoir. Or, voici précisément le mal de notre société. A l'exclusion du sentiment religieux, qu'on a rejeté et détruit, sentiment qui inspire à l'homme la résignation et l'esprit de sacrifice, on a exalté celui des jouissances matérielles au delà de ce qui est et de ce qui sera toujours possible?
Source : Gallica

Clément Grandcour Des Causes de la situation actuelle de la France… (1850)

Le socialisme, à son tour, est destiné par Dieu à nous corriger et à nous instruire. Les progrès rapides et effrayants que celle grande hérésie sociale a faits depuis vingt ans sont dus aux causes que j'ai signalées. Si l'on ne se hâte d'y apporter remède, elle envahira la société tout entière.
Les socialistes sont forts de la faiblesse de la société, et la société est faible parce qu'elle a abandonné les principes conservateurs de toute sociabilité. Pour les vaincre, il faut leur ôter leur raison d'être et revenir aux principes qu'on a si imprudemment méconnus.
Source : Gallica

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