Léon Sandon

Résumé

Léon Sandon Le chemin de la liberté (1868)

Le règne de la liberté, source de toute moralité, de toute activité, de toute grandeur, lui devra son retour. Personne ne doute que la liberté ne soit non-seulement le couronnement du nouvel édifice qui se prépare, mais qu'elle n'en soit avant tout le fondement. La liberté n'est pas un simple ornement, elle est une base nécessaire, la racine de l'arbre encore plus que sa fleur ou son fruit. Rien de ce qui a été créé sans elle ou contre elle ne peut durer. Toute force organisée contre elle, quelque puissante qu'elle paraisse, n'est qu'apparente et passagère.
Source : Gallica

Léon Sandon Le chemin de la liberté (1868)

Platon a défini l'homme : un animal religieux; Aristote l'a défini : un animal politique. Ces deux définitions ne s'excluent pas, elles se complètent. Mais une religion ne se crée pas avec de l'intelligence ni même avec du génie, pas plus qu'avec une grande bonté d'âme et un dévouement sans borne à l'humanité. La Réveillère-Lépaux, belle intelligence et coeur d'or, essaya vainement de créer le culte des théophilanthropes, il ne parvint qu'à se rendre ridicule.
Cette difficulté, qui fut un des grands obstacles de la Révolution, est toujours présente et difficile à surmonter.
Source : Gallica

Léon Sandon Le chemin de la liberté (1868)

Que pouvaient un restant de noblesse et la royauté elle-même contre la bourgeoisie? La bourgeoisie n'était autre chose, comme je viens de le dire, que le peuple arrivé à l'état de virilité, par sa nature même tout-puissant, indestructible, éternel, et le gouvernement lui appartint de plein droit comme à la partie la plus intelligente, la plus expérimentée, la plus indépendante, la plus vivace de la nation. Exciter le peuple contre la bourgeoisie, comme on l'a si malheureusement fait en 1848, c'est exciter des enfants contre des hommes mûrs
Source : Gallica

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