Paul Lacombe

Résumé

Paul Lacombe La république et la liberté (1870)

Il n'y a pour nous qu'une conduite à tenir. Il faut que nous déclarions bien haut, bien fermement et en toute occasion ceci : « Nous ne voulons de la république qu'établie par la décision libre et spontanée du plus grand nombre. Nous rejetons absolument toute pensée d'émeute, de révolution et de dictature, à un seule condition, c'est que liberté entière nous soit laissée, comme il est dû, pour propager nos idées et persuader nos adversaires. » Selon le principe capital du droit politique actuel, reconnu par l'empire même, le peuple français possède la souveraineté.
Source : Gallica

Paul Lacombe La république et la liberté (1870)

Qui ne fait rien n'a rien, surtout en politique.
Il n'y a que deux manières de vaincre : par la force ou par la persuasion. Quand vous écrivez un article, un livre, quand vous prononcez un discours, ou que vous faites une démarche, un acte quelconque, demandez-vous, suivant que vous voulez établir la république par l'émeute ou par le consentement général, demandez-vous en quoi le discour?, l'écrit ou l'acte en question peut avancer soit la bataille, soit le moment de la conversion générale. Un peu de réflexion vous fera sentir l'inanité absolue d'une foule d'actes et de paroles.
Source : Gallica

Paul Lacombe La république et la liberté (1870)

Je le répète, l'idée républicaine n'est point une idée à part, une idée tranchée, c'est le libéralisme poussé à sa dernière conséquence ; je parle, bien entendu, de la république libérale : quant au républicanisme autoritaire, c'est autre chose; celui-là, c'est pour nous l'ennemi tout autant que la royauté absolue. Être républicain et n'être pas libéral, c'est réchauffer le despotisme dans son coeur en croyant y nourrir la liberté ; c'est prendre le mal pour le bien, parce qu'on a appelé le mal d'un nom fait pour signifier le bien.
Source : Gallica

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