Paul Lacombe

Mes droits (1869)

Résumé

Paul Lacombe,  Mes droits (1869)

“ Si la nation est incapable, il est clair que le mandat qu'il en a reçu est nul. Qu'il ne vienne pas dire que le peuple, en le nommant, a eu un jour de raison; cette allégation intéressée prêterait trop à rire. Qu'il ne dise pas non plus qu'il la gouverne du droit du plus sage ou du plus habile, chaque parti lui répondrait : « Puisque le gouvernement appartient à la sagesse, cédez-moi la place. Le plus sage, c'est moi. » Le gouvernement qui ne s'incline pas absolument devant la volonté publique est positivement un fauteur de révolutions. ”
Source : Gallica

Paul Lacombe,  Mes droits (1869)

“ La minorité ne tentera pas de reprendre par la ruse ou par la force l'ascendant qui lui est échappé; elle ne tentera pas de changer par la violence ce que le consentement du plus grand nombre a établi, cela est évident.
Ceux qui font une émeute pour changer le gouvernement ne peuvent jamais être sûrs qu'ils ne vont pas contre la volonté générale. Ils courent le risque d'imposer à la majorité quelque chose qu'elle ne veut pas. En courant ce risque de gaieté de coeur, ils manquent à la convention sur laquelle repose toute la société politique, la souveraineté de l'avis général.
”
Source : Gallica

Paul Lacombe,  Mes droits (1869)

“ Que serait-il arrivé en 1848 si l'opposition, qui prétendait avoir le droit de réunion, tandis que le gouvernement soutenait le contraire, avait pu soumettre le débat à un tribunal sérieux, d'une indépendance reconnue, d'une impartialité au-dessus de tout soupçon? L'affaire se serait terminée devant ce tribunal, et nous manquions les journées de février, celles de juin et une foule d'autres fertiles en émotions agréables pour tout le monde. Gardons-nous d'imiter l'Amérique, où la justice est véritablement un pouvoir dans l'État, et le premier des pouvoirs. ”
Source : Gallica

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