Charles Dupont-White

Résumé

Charles Dupont-White Le Rôle et la liberté de la presse… (1866)

Dès qu'il n'est pas question de laisser la presse absolument libre, il n'y a pas lieu de la craindre : il n'y a pas même lieu de déplorer son imperfection, comme l'a fait un publiciste illustre.
J'avoue, dit Tocqueville, que je ne porte point à la liberté de la presse cet amour complet et instantané qu'on accorde aux choses souverainement bonnes de leur nature, — Mais est-il donc une chose au monde digne d'un pareil amour? Il me semble qu'il n'y a rien d'absolument bon, si ce n'est l'absolu, l'idéal, — dévouement, patriotisme, honneur, science, charité...
Source : Gallica

Charles Dupont-White Le Rôle et la liberté de la presse… (1866)

Concluez de là que le corps expressément chargé du contrôle politique n'exclut pas celui des citoyens. A Londres, dit Montesquieu, un couvreur se fait apporter le journal sur les toits. Cette caricature est la vérité même et la pure expression du droit en tout pays civilisé, qu'il ait ou qu'il n'ait pas le suffrage universel.
Mais à ce compte, direz-vous, le journal est un pouvoir. Et ce pouvoir sera-t-il donc sans abus, sans excès? doit-il échapper lui-même à tout contrôle? Peut-on supposer que, né de lui-même, sans mission et sans aveu, il demeurera sincère, infaillible?
Source : Gallica

Charles Dupont-White Le Rôle et la liberté de la presse… (1866)

Laissez-moi vous demander à mon tour si l'homme officiel est meilleur, s'il n'a pas ses tentations qui le dépravent, si ces pasteurs des peuples n'ont pas été longtemps le loup qui les dévora, si l'éternel effort de l'humanité n'a pas toujours été de les combattre et de les réduire? Pour en revenir à notre temps, quand la passion politique est dans un pays, elle y est partout, du haut en bas, avec les vices de l'humanité, qui veulent une presse contre le pouvoir et des lois contre la presse, mais qui ne veulent la mort d'aucun de ces pécheurs.
Source : Gallica

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