Romain Lançon

Résumé

Romain Lançon Les élections et les partis (1863)

Ce n'est rien, pour eux, à ce qu'il paraît, que ce jour d'élections générales où tous les citoyens d'une grande nation, depuis le plus infime jusqu'au plus puissant, sont également souverains, et viennent, chacun pour la même part, concourir à la constitution du pouvoir qui doit tous les représenter. Mais qu'importe, diront les détracteurs du présent, qu'importe ce grand spectacle de puissance et d'égalité, si ce n'est qu'un spectacle, si le suffrage universel n'est qu'une immense déception, un piége et rien de plus?
Source : Gallica

Romain Lançon Les élections et les partis (1863)

C'est en faisant sortir ainsi des décrets de novembre 1860 et 1861 de nouvelles libertés électorales, comme en sont sorties de nouvelles libertés de tribune, que le suffrage universel continuera d'être, et avec plus de vérité que jamais, l'expression vraie des volontés de la nation. Que l'esprit vivifiant de ces décrets anime, au jour des élections, tous les fonctionnaires; et le suffrage universel, s'exerçant avec une pleine indépendance, ne fera que consacrer une fois de plus, par l'immense scrutin populaire, le système politique de l'Empire et de l'Empereur.
Source : Gallica

Romain Lançon Les élections et les partis (1863)

Il faut que la tribune, que la presse aient le droit d'agitation et d'outrage, en d'autres termes, le droit de discuter, d'attaquer, de mettre au pilori tous les jours, à toute heure, directement ou indirectement, ouvertement ou avec des habiletés de langage, les principes mêmes du gouvernement, les institutions fondamentales, les bases de la Constitution et de la société elle-même. Sous un tel régime, l'agitation est permanente, les esprits sont toujours en fermentation ; les appels aux passions, à la haine, à la révolte plus ou moins ouverte, sont incessants et entendus.
Source : Gallica

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