Ernest Merson,
Lettres d'un vivant à un mort, réponse à M. Émile de Girardin
(1866)
“ C'était là ce qu'on appelait la liberté de l'esprit humain et de la presse. Il fallait attaquer et vaincre dans son principe cette prétention anarchique. Nous abordâmes de front l'ennemi.... C'est une dérision de réclamer, au nom de la liberté de l'esprit humain, le droit de mettre incessamment en question les institutions fondamentales de l'État et de confondre les méditations de l'intelligence avec les coups de guerre. Il faut à toute société humaine des points fixes, des bases à l'abri de toute atteinte : nul État ne peut subsister en l'air, ouvert à tous les vents et à tous les assauts. ”
