Résumé

X La république et la monarchie (1873)

Une monarchie démocratique c'est, dans toute la force et toute l'étendue du mot, un cercle carré ; c'est même le cercle le plus carré que l'on puisse imaginer, et par conséquent, la chose du monde la plus impossible. La preuve a posteriori, c'est-à-dire tirée de faits éclatants et palpables que l'on puisse apporter de la vérité de ce que nons disons ici, c'est ce qui s'est passé sous Napoléon Ier comme sous Napoléon III. On n'aperçoit rien absolument de démocratique et de populaire, en effet, dans les faits et gestes de la monarchie Napoléonienne, sous les deux empires.
Source : Gallica

X La république et la monarchie (1873)

La monarchie libérale, ou constitutionnelle, ou parlementaire, tous ces termes sont synonimes, voilà l'idée politique particulière que représente le parti orléaniste. Dans cette monarchie, le roi est tout simplement le chef du pouvoir exécutif ; il ne prétend relever que de la nation, dont il reconnaît la souveraineté ; il est le premier sujet de la loi, et respecte la constitution établie par les représentants légitimes du pays; il se contente, enfin, de régner, et laisse gouverner l'assemblée ou les assemblées législatives.
Source : Gallica

X La république et la monarchie (1873)

En effet, la période que l'on appelle jeunesse comprend celle que l'on appelle enfance, car ce qui est à dire de l'une est à dire à peu de chose près de l'autre ; il n'y a entre elles que des différences de plus à moins.
La période que l'on appelle vieillesse comprend aussi celle que l'on appelle décrépitude, car ce qui est à dire de l'une est à dire également à peu de chose près de l'autre ; il n'y a entre elles non plus que des différences de plus à moins.
Entre ces deux périodes de la jeunesse et de la vieillesse des peuples se trouve placée celle que l'on appelle maturité.
Source : Gallica

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