Anne Bellinzani Ferrand, Histoire nouvelle des amours de la jeune Belise et de Cléante… (1689)
“ Je pourrois vous en faire connoistre de plus malheureuses. Que vous connoissez mal, ma chere Belize poursuivit-elle, le cours de violentes passions, quand vous craignez tant l'avenir ? Croiez-vous que vous aimerez éternellement Cleante ? Que vous êtes abusée ? L'Amour le plus ardent & le plus tendre s'use insensiblement, & l'Univers est plein d'amours infideles, qui avoient juré comme vous, d'aimer toute leur vie. Je comprends, disois-je que toutes les passions ne durent pas autant que la vie mais je crois aussi qu'il y en a qui ne finissent qu'avec elle. ”
