Résumé

Éloge funèbre de... Louis, dauphin… (1766)

Quelque gloire que MONSEIGNEUR LE DAUPHIN puisse se promettre dans la carrière des armes, son coeur naturellement bon , lui en offre une moins éclatante peut-être, mais plus solide , & plus digne de son caractère ; celle de se former de plus en plus dans l'art de rendre les peuples heureux. En vain la Victoire veut l'arrêter à l'appas flatteur des palmes qu'elle lui offre ; un attrait plus doux & plus puissant le rappelle au sein du Royaume à une moisson que le sang n'aura pas fait croître. II pense qu'un Prince est toujours assez versé dans l'art de la guerre
Source : Gallica

Éloge funèbre de... Louis, dauphin… (1766)

La Religion & la Foi éclairent ses pensées, président à ses conseils , dirigent ses démarches, règlent ses devoirs, fixent ses sentimens, & le soutiennent dans ses épreuves. Eh ! de quel secours ne lui fut pas cet esprit de Religion & de Foi, lorsque ce Père tendre se vit enlever dans la première fleur de lage, ce rejetton précieux d'une tige illustre, ce Fils premier né , si digne de toute la tendresse de son auguste Famille ?
Source : Gallica

Éloge funèbre de... Louis, dauphin… (1766)

Nous ne pouvons nous lasser d'élever vers le Ciel du fond du coeur les prières les plus ardentes pour qu'il nous conserve un Prince qui fait nos délices. Nous sentons croître tous les jours cette fidélité , cette obéissance, ce respect, cette vénération & cet amour qui ont toujours fait le caractère des François, & qui, loin d'être affoiblis par la fuite des tems, ne font qu'augmenter de jour en jour dans leurs coeurs.
Daigne le Dieu de toute bonté, fensible à nos voeux , & touché de nos larmes, après nous avoir enlevé le Fils nous conferver un Père qui l'eft aussi de tous ses Sujets.
Source : Gallica

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