J. Hendray

Résumé

J. Hendray Le Livre de mes douleurs (1933)

Vous êtes celui-là dont on rêve : Lui-même !
Vous êtes celui-là qui nous est destiné
Vous êtes tout : l'Amour, le Bonheur ! Et quand même
Ne le seriez-vous pas, qu'on vous dirait : venez !
Venez ! Car il faut bien que réponde à notre âme Le frémissant écho qu'appellent les vingt ans;
Venez! Car il faut bien devenir une femme Pour être une grand'mère, à la fin de ses ans !
Venez! Vous, l'Avenir ! Le destin qu'on désire! Venez! Voici le coeur de mon unique enfant... Venez ! Vous aurez seul, son clair et beau sourire. Venez ! Elle oubliera pour vous seul, sa Maman !
Source : Gallica

J. Hendray Le Livre de mes douleurs (1933)

Pleure mon enfant! Oh! Pleure sur lui-même Qui ne sait pas pleurer sur toi !
Sache souffrir, enfant ! Souffrir pour ceux qu'on aime C'est un bonheur de notre Foi !
Assez! Ne pleure plus! Si la vie douloureuse Nous a frappées, toutes les deux,
Par son lâche abandon! C'est toi, c'est moi l'heureuse, C'est lui, le malheureux!
Eh ! donc ! Que sommes-nous ? Une mère et sa fille Perdues dans ce logis, qui n'est plus un foyer. Tandis que lui, là-bas, dans le coeur de la ville Passe son temps à l'oublier.
Elégant, radieux, tout fier de sa conquête Cent louis ! ce n'est rien, et c'est une beauté.
Source : Gallica

J. Hendray Le Livre de mes douleurs (1933)

Oh ! quand vous avez su notre détresse humaine Notre triste douleur ! Celle-là que la haine Allume dans le coeur qui ne peut plus aimer
L'objet de son amour !... et qui va blasphémer !... ...De ces sombres douleurs qui rongent jusqu'à l'âme Meurtrières à jamais ! éteignant toute flamme ;
Fardeau s'alourdissant un peu plus chaque jour Des pleurs jamais versés, nous écrasant toujours De la chaîne attachée, que la mort seule brise,
La mort qui ne vient pas !... Et la vie nous enlise Et nous prend et nous tient, et nous n'en pouvons plus, Et nous tombons, alors, et nous crions : Jésus !
Source : Gallica

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