Résumé

Thérèse de l'Enfant-Jésus Poésies de la bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face (1923)

« L'on ne peut rien faire de plus « Que de mourir pour ceux qu'on aime. » Et mon amour suprême C'est toi, Jésus !
Il se fait tard, déjà le jour décline :
Reste avec moi, céleste Pèlerin.
Avec ta croix, je gravis la colline :
Viens me guider, Seigneur, dans le chemin !
Ta voix trouve écho dans mon âme : Je veux te ressembler, Seigneur. La souffrance, je la réclame...
Ta parole de flamme Brûle mon coeur !
Avant d'entrer dans l'éternelle gloire, « Il a fallu que l'Homme-Dieu souffrit »,
C'est par sa croix qu'il gagna la victoire : O doux Sauveur, ne nous l'as-tu pas dit ?
Source : Gallica

Thérèse de l'Enfant-Jésus Poésies de la bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face (1923)

Moi, le parfum dont j'embaume ta Face,
C'est mon amour !
« Vivre d'amour, quelle étrange folie ! Me dit le monde, ah ! cessez de chanter ; Ne perdez pas vos parfums, votre vie ; Utilement, sachez les employer ! »
— T'aimer Jésus, quelle perte féconde ! Tous mes parfums sont à toi sans retour. Je veux chanter en sortant de ce monde : Je meurs d'amour !
Mourir d'amour, c'est un bien doux martyre, Et c'est celui que je voudrais souffrir. O chérubins ! accordez votre lyre,
Car, je le sens, mon exil va finir...
Dard enflammé, consume-moi sans trêve,
Blesse mon coeur en ce triste séjour.
Source : Gallica

Thérèse de l'Enfant-Jésus Poésies de la bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face (1923)

Marie, ah ! devant toi je baisserais les yeux.
Il faut pour qu'un enfant puisse chérir sa mère, Qu'elle pleure avec lui, partage ses douleurs. O Reine de mon coeur, sur la rive étrangère,
Pour m'attirer à toi, que tu versas de pleurs !
En méditant ta vie écrite en l'Evangile,
J'ose te regarder et m'approcher de toi :
Me croire ton enfant, ne m'est pas difficile,
Car je te vois mortelle et souffrant comme moi.
Lorsqu'un Ange des deux t'offre d'être la Mère Du Dieu qui doit régner toute l'éternité,
Je te vois préférer, quel étonnant mystère ! L'ineffable trésor de la virginité.
Source : Gallica

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