Renée Vivien,
Une femme m’apparut
“ « Mais je crains de n’aimer jamais, » reprit-elle. « Les êtres m’irritent et me déçoivent tout ensemble. Ils ne me laissent point l’illusion nécessaire à l’amour. » Elle se prit à sangloter très bas, comme celles qui n’espèrent plus. « Je n’aimerai jamais, » pleura-t-elle. Et, me regardant à travers ses larmes : « Que je t’envie, toi qui souffres par l’amour !... » La clarté baissait. Les larmes de Lorély brillaient dans le crépuscule... « Lorély, » implorai-je en m’agenouillant auprès d’elle, « laisse-moi m’efforcer de te consoler. » ”
