Gustave Haller

Gustave Haller

Vertu (1876)

Résumé

Portrait de Gustave Haller Gustave Haller Vertu (1876)

Camille aussi souffrira. La souffrance est-elle donc une loi, une condamnation inévitable dans la vie?
Dieu donne-t-il de moins en bonheur ce qu'il donne de plus en bien-être, en satisfactions d'orgueil, en fortune et en beauté? Si cela est, qu'il soit donc béni pour la part qu'il m'a faite ! Et, pensant à Camille, elle se sentit le cœur ému de pitié.
Tout en réfléchissant, elle s'était engagée dans une allée presque sombre. Le cours de ses réflexions fut interrompu par l'arrivée de Trimmin, qui, poursuivi par mademoiselle Delmase, s'enfuyait dans l'allée où se trouvait la gouvernante.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Haller Gustave Haller Vertu (1876)

Les paroles d'Edward étaient brûlantes.
Sternina avait pâli ; elle tremblait.
— Mylord, je comprends votre reconnaissance, balbutia-t-elle ; mais n'avez-vous pas depuis longtemps donné votre cœur?
— J'ai aimé Antonie ; je l'aime encore ; mais cette affection ne peut se comparer à ce que j'éprouve. Ce n'était que de l'amour qu'elle m'inspirait; vous, vous avez ravagé tout mon être. D'un homme de trente-huit ans sérieux et fier, il ne reste plus qu'un esclave. Cher ange adoré, poursuivit-il en lui saisissant les mains ; chère petite enfant, ayez pitié de moi, je souffre le martyre. Aimez-moi!
Source : Gallica

Portrait de Gustave Haller Gustave Haller Vertu (1876)

C'est une autre chose. Tu oublieras James, toi ! Mais, moi, je n'ai pas oublié.
C'est encore un châtiment ! Quand on a commis une faute, on n'oublie pas ! La faute macule notre âme d'une tache indélébile. C'est comme une sorte de mariage infernal. Le souvenir qu'on ne peut chasser est un remords de plus.
— Tu m'as bien sauvée ! Une dernière question. James aime Sternina; mais il ne se croit pas aimé d'elle. Un autre occuperait-il l'esprit de cette jeune fille ?
— Cela se peut, dit madame Delmase, qui ne put maîtriser un mouvement de joie.
Source : Gallica

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