Adèle de Reiset, Souvenirs de la cour de Russie sous l'empereur Alexandre… (1856)
“ Mais la triste Antonie n'entend aucun bruit, pas même le ramage des oiseaux, qui se sont endormis avec l'astre du jour; elle ne respire d'autre encens que celui des fleurs , et ne voit que les plis onduleux des draperies de mousseline et de soie à travers lesquels se joue la clarté douteuse du crépuscule. Pendant que l'affligeante conviction de l'égarement de sa fille pénètre dans l'esprit d'Antonie , l'objet d'une si juste sollicitude arrive au paroxysme de la crise, au plus haut degré de l'extase religieuse ; son délire est complet, ou bien le ciel lui envoie l'une de ses visions divines !. ”
