Paul de Molènes, Les Soirées du Bordj
“ Il y a un monde où je sens de la douceur, du bien-être, cette bienfaisante et mystérieuse chaleur de l’espérance et de l’amour ; il y a un monde où j’ai froid : ce monde où le froid me saisit, c’est celui où l’on n’offre pour nourriture à mon ame que des idées de philosophes, où, au lieu du Père qui est aux cieux, qui nous délivre du mal et nous donne notre pain de chaque jour, on veut me faire adorer le dieu de Jean-Jacques, un dieu qui dédaigne ma prière, ne s’associe pas à mes combats, ne sait pas mes douleurs, un dieu qui voit l’ordre universel et ne me voit pas. ”
