Paul de Molènes, Les Visions de la Tente
“ « J’aurais mieux aimé rester sous ma tente, je ne puis plus boire, je sais par cœur toutes les chansons que je serai forcé d’écouter; je déteste l’entrain de commande; » n’est-ce pas à peu près ce que chacun a entendu dire et a dit lui-même sur ce sujet? Puis il en est de ces sortes de fêtes comme du feu : quand vous y êtes, vous sentez peu à peu une transformation s’opérer en vous; les hôtes quinteux de votre âme s’humanisent, s’endorment, ou bien s’en vont je ne sais où; ce qui est gai, vivant, alerte, sociable, reste seul dans un asile qui se pare, s’illumine, se remplit d’accens joyeux. ”
