Paul de Molènes, L’Écueil de Lovelace
“ Le terme d’une excursion, c’est quelque chose comme le mariage à la fin d’un roman, c’est-à-dire le dénoûment avec sa morne et impitoyable vulgarité. Herthal était d’un charmant effet dans mon esprit, derrière vingt villes à traverser ; à présent que le voilà, je lui trouve une sotte figure. J’étais né pour être nomade. Le désert est divin, parce qu’on ne s’y arrête nulle part. La vie humaine y glisse et s’y joue comme le soleil, de là ces songes que l’on nomme le mirage. Cet accès intempestif de poésie prouvait que l’âme de Fleminges était troublée. ”
